Le thé est l’une des boissons les plus populaires au monde. On le boit partout : des calmes salons anglais aux bruyants bazars orientaux. Mais avec l’amour du thé sont aussi apparus divers mythes sur ses propriétés et ses modes de consommation.

Il est temps de distinguer ce qui est vrai de ce qui est inventé, en s’appuyant sur les données scientifiques modernes et le bon sens. Ci-dessous, nous examinerons les idées reçues les plus répandues sur le thé et expliquerons pourquoi elles sont fausses.

 

Mythe 1 : Le thé est nocif parce qu’il contient de la caféine

Mythes courants sur le thé : vérités et idées reçues sur ses bienfaits et ses inconvénients

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Ce qu’on dit

On peut parfois entendre le conseil de renoncer au thé à cause de la caféine qu’il contient. On pense que toute caféine est mauvaise pour le cœur et les nerfs, et puisqu’il y en a dans le thé, alors le thé serait dangereux pour la santé.

 

En réalité

Oui, les feuilles de thé contiennent bien de la caféine (appelée aussi théine). Cependant, la quantité de caféine dans le thé est bien inférieure à celle du café. Par exemple, une tasse (200–250 ml) de thé noir fort contient environ 40–50 mg de caféine, alors qu’une tasse de café de même volume en contient environ 100–150 mg.

De plus, le thé agit plus doucement que le café grâce à ses composants particuliers. En effet, la caféine dans le thé est liée aux tanins et se libère plus lentement. Autrement dit, l’effet stimulant du thé se répartit de manière plus régulière et dure plus longtemps, sans le pic brutal suivi d’un « effondrement » comme c’est souvent le cas après le café. Ce n’est pas pour rien qu’on dit : « le thé stimule, mais n’irrite pas ».

En outre, la feuille de thé contient un acide aminé unique : la L-théanine, qui exerce un effet relaxant sur le système nerveux. Elle atténue l’influence de la caféine : vous ressentez un regain d’énergie et de clarté mentale, mais sans nervosité ni palpitations. Ainsi, une tasse de thé peut à la fois stimuler et apaiser légèrement — une combinaison agréable, convenez-en !

Il est aussi important de noter qu’une consommation modérée de thé n’est pas nocive pour une personne en bonne santé. Les médecins considèrent comme sûre une dose quotidienne allant jusqu’à environ 400 mg de caféine, ce qui correspond à environ 6–8 tasses de thé. Bien sûr, il s’agit d’une valeur moyenne — chacun a sa propre sensibilité. Mais en général, deux ou trois tasses de thé par jour peuvent être bues sans crainte.

Contrairement à l’alcool ou aux boissons énergétiques fortes, le thé ne surcharge pas le cœur lorsqu’il est consommé raisonnablement. Il est aussi pratiquement impossible de s’intoxiquer avec du thé — vous ne pourriez tout simplement pas en boire assez pour atteindre une dose dangereuse de caféine (et son assimilation à partir du thé est plus lente grâce aux tanins).

À propos, une autre idée reçue est répandue : comme quoi le thé déshydraterait fortement l’organisme à cause de l’effet diurétique de la caféine. En réalité, quelques tasses de thé par jour étanchent parfaitement la soif et ne provoquent pas de déshydratation. Oui, le thé renforce légèrement la diurèse (vous pouvez aller un peu plus souvent aux toilettes), mais en même temps il compense vos apports en liquide.

Les recherches montrent que chez les personnes buvant jusqu’à 6 tasses de thé noir par jour, le niveau d’hydratation ne diffère pas de celui de ceux qui boivent simplement de l’eau. Pour que le thé commence à « assécher » visiblement, il faudrait en boire une très grande quantité d’un coup — environ 8–10 tasses d’affilée. Dans la vie courante, nous n’en consommons pas autant. Considérez donc le thé (même noir et vert) comme faisant partie de votre équilibre hydrique quotidien.

 

Mythe 2 : Boire du thé avec du sucre est nocif

Une femme ajoute du sucre dans du thé

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Ce qu’on dit

Les adeptes du mode de vie sain et des régimes à la mode affirment souvent que mettre du sucre dans le thé est un péché mortel. Selon eux, un thé sucré le matin est la voie directe vers la prise de poids, le diabète et, de toute façon, le sucre n’apporte que des méfaits.

 

En réalité

Ajouter du sucre ou non est une affaire de goût. D’un point de vue médical, un peu de sucre dans une tasse de thé ne le rend pas nocif. Si vous n’avez pas de diabète ni d’autres restrictions, 1–2 cuillères à café de sucre dans le thé du matin sont tout à fait acceptables. Cela n’a rien à voir avec la quantité de sucre contenue, par exemple, dans une bouteille de soda ou une part de gâteau.

De grandes études observationnelles menées en Europe ont montré que les personnes qui sucrent leur thé ou leur café n’ont pas plus de risque de diabète ou de maladies cardiovasculaires que celles qui les boivent sans sucre (à condition que la consommation globale de sucre reste modérée). Autrement dit, une petite quantité de sucre dans le thé du matin n’a pas d’impact significatif sur la santé.

Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’on peut abuser des sucreries — tout doit être consommé avec modération. Un excès de sucre est nocif, et les médecins conseillent de le limiter à 6–9 cuillères à café par jour (en comptant tous les aliments et boissons). Mais si deux d’entre elles vont dans votre thé, il n’y a rien de grave.

De plus, le thé sucré le matin peut même être bénéfique pour la vitalité. En effet, pendant la nuit, le taux de glucose (sucre) dans le sang diminue, et le cerveau a besoin de carburant le matin. Le sucre est une source rapide de glucose, et le cerveau s’en nourrit. Voilà pourquoi beaucoup ont du mal à se réveiller sans quelque chose de sucré. Ensemble, le thé et le sucre agissent comme des partenaires : le thé stimule le cerveau, et le glucose du sucre l’alimente immédiatement en énergie. Résultat : une meilleure concentration, plus de vivacité et un meilleur bien-être. Une tasse de thé sucré le matin aide réellement à démarrer plus vite la journée. Le principal est de rester mesuré et de ne pas transformer la tasse en sirop.

Bien sûr, si vous êtes au régime ou si, pour des raisons médicales, vous devez réduire les calories, le sucre en excès est inutile. Dans ce cas, vous pouvez le remplacer par une cuillère de miel ou boire du thé nature — d’autant plus que le thé de qualité a une saveur riche. Mais pour la majorité des gens, le thé avec un peu de sucre n’est pas nuisible. C’est mieux que de se jeter sur une brioche ou une barre chocolatée à jeun.

Et qu’en est-il de l’association du thé avec d’autres sucreries ? Certains craignent, par exemple, de boire du thé en mangeant du chocolat — cette combinaison pourrait-elle surcharger le cœur ou l’estomac ? Ici, la science apporte une réponse : associer thé et chocolat noir n’est pas seulement sans danger, c’est même bénéfique !

Le thé et les fèves de cacao sont tous deux riches en antioxydants (flavanols). Les chercheurs ont établi que les personnes qui consomment régulièrement du thé et du chocolat noir peuvent avoir des vaisseaux sanguins plus résistants et un risque réduit de maladies cardiaques. Le chocolat noir contient même plusieurs fois plus d’antioxydants que le thé. Ainsi, un carré de bon chocolat noir avec une tasse de thé est une excellente idée. Ce n’est pas seulement délicieux, mais cela apporte aussi un double bénéfice pour le cœur et le cerveau. La caféine et la théobromine du chocolat, associées à la caféine du thé, stimulent doucement, tandis que les polyphénols des deux produits protègent les cellules des dommages.

Il est aussi intéressant de noter que le thé s’accorde naturellement avec le chocolat. Le thé chaud aide les composants gras du chocolat à être mieux assimilés et réduit la sensation de lourde douceur en bouche. Vous l’avez sans doute remarqué : si vous accompagnez du chocolat d’une gorgée de thé chaud, il reste en bouche une agréable saveur sans excès de sucre. Les autres boissons (comme le lait ou les jus) ne donnent pas cet effet. Retenez donc ceci : si vous avez envie de sucré, mangez deux carrés de chocolat noir et buvez du thé. Votre silhouette ne sera pas affectée, et vous en retirerez à la fois plaisir et bienfaits !

 

Mythe 3 : Boire du thé au citron est inutile

Thé au citron et au miel

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Ce qu’on dit

Une vieille recette — du thé noir avec une tranche de citron — est considérée par certains sceptiques comme une simple habitude inutile. « Les vitamines seront de toute façon détruites par l’eau bouillante, et puis il vaut mieux manger le citron entier que d’en mettre quelques gouttes dans le thé », peut-on les entendre dire.

 

En réalité

Le thé au citron — un excellent duo, et sa valeur est confirmée par des études. Ajouter du citron enrichit réellement le thé en vitamine C, et dans l’eau chaude cette vitamine se conserve plutôt bien (car nous ajoutons généralement le citron dans une infusion tiède, sans le faire bouillir). De plus, l’acidité du citron améliore l’assimilation des substances bénéfiques du thé.

Les recherches montrent que l’ajout de jus d’agrume au thé vert augmente plusieurs fois la biodisponibilité des antioxydants du thé. Il se produit une sorte de synergie : le citron « préserve » les polyphénols du thé et les aide à franchir l’estomac, tandis que la vitamine C neutralise partiellement les tanins. En résultat, davantage de catéchines (les antioxydants du thé) passent dans le sang et commencent à agir au bénéfice de l’organisme.

Outre un soutien vitaminique évident pour l’immunité, le thé au citron apporte d’autres avantages. Il accélère légèrement le métabolisme et contribue à l’élimination des produits de dégradation de l’organisme. Ce n’est pas un hasard si le thé tiède au citron est un remède populaire en cas de rhume ou de surmenage. Il étanche la soif, adoucit la gorge et apporte une dose de vitamines.

La vitamine C participe à elle seule à la détoxication (elle aide le foie à neutraliser les « toxines »), et une boisson tiède améliore la circulation sanguine et le fonctionnement des reins. Bien sûr, il ne faut pas considérer le thé au citron comme une potion curative contre toutes les maladies, mais comme boisson de soutien lors des périodes de stress ou de rhume, il est tout à fait indiqué.

Il est intéressant de noter que le thé au citron est considéré comme une boisson antistress. Il ne s’agit pas seulement de sa composition chimique, mais aussi de son arôme et des sensations qu’il procure. L’odeur du citron frais revigore tout en réduisant l’anxiété. Et le rituel même de boire du thé — lent, réchauffant — a un effet apaisant sur le psychisme. On obtient ainsi un moyen simple et naturel de relâcher la tension : préparez votre thé préféré, pressez-y une tranche de citron, vous pouvez ajouter une cuillère de miel — puis buvez doucement en savourant le goût. Au bout de 10–15 minutes, on se sent nettement mieux et plus calme.

 

Mythe 4 : Le thé très fort est nocif pour l’organisme

Thé noir fortement infusé

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Ce qu’on dit

On entend parfois ceci : plus l’infusion est forte, plus le thé est nocif. Un thé trop infusé agirait comme une drogue et pourrait entraîner une accoutumance ou nuire à la santé.

 

En réalité

Le thé fort n’est pas nocif en soi, s’il est de qualité et si vous en buvez en quantité raisonnable. Des millions de personnes dans le monde aiment le thé bien infusé — et le boivent sans problème chaque jour.

Prenons par exemple le thé traditionnel anglais : il est généralement infusé très fort et souvent servi avec du lait — et cela n’empêche pas de le boire régulièrement tout au long de la vie. On peut en dire autant du masala chai indien, du thé tibétain au beurre, ou encore du thé vert traditionnel en Asie centrale — toutes ces boissons sont intenses, mais ne sont pas considérées comme dangereuses pour la santé. Pour une personne en bonne santé, elles peuvent, au contraire, faire partie d’habitudes bénéfiques.

Bien sûr, il est important de préparer correctement un thé fort. Si vous jetez une poignée de thé bon marché dans une tasse et la remplissez d’une eau de qualité douteuse, il n’en sortira rien de bon. Le tort peut venir non pas de la force, mais d’une infusion inadéquate. Par exemple, si l’on utilise une eau de mauvaise qualité (avec des impuretés), si l’on « surcuit » l’infusion ou si l’on infuse la même portion de thé plusieurs fois de suite. Dans ces cas, des substances indésirables s’accumulent, le goût se dégrade — voilà le « préjudice ». Mais ce n’est pas la force en tant que telle qui est en cause, c’est la violation de la culture du thé.

Et qu’en est-il de l’affirmation selon laquelle le thé fort crée une dépendance comme une drogue ? Il s’agit d’une confusion des notions. En effet, si une personne boit régulièrement beaucoup de thé fort, une habitude se forme — l’organisme apprécie la sensation de vivacité et de confort. Mais c’est une habitude psychologique, et non une dépendance narcotique.

Il n’y a pas de substances narcotiques dans le thé — la composition chimique de la feuille de thé est bien étudiée, on n’y a trouvé ni opiacés ni composés analogues. La seule substance psychostimulante est la caféine, dont nous avons déjà parlé. Une légère dépendance à la caféine peut se développer, mais elle n’a rien de comparable avec une dépendance aux drogues : au maximum, ce qui menace un grand amateur de thé, c’est un mal de tête et une certaine apathie si on le prive brusquement de son thé habituel. Aucune crise de manque, aucune destruction de la personnalité ni autres horreurs propres aux vraies drogues ne surviennent chez les amateurs de thé.

Il s’agit plutôt d’une habitude agréable et d’une culture de consommation. Dans de nombreux peuples, le thé quotidien est un rituel social important. Les Anglais avec leur « five o’clock », les Japonais avec la cérémonie du thé, les habitants d’Asie centrale avec leurs innombrables bols de thé vert — tous boivent un thé fort et souvent. Et alors ? Cette tradition a un effet bénéfique sur la santé, l’état d’esprit et même le mode de vie.

Les gens se réunissent autour d’un thé, discutent, se détendent — il n’y a évidemment aucune déchéance, comme cela arrive avec les drogues ou l’alcool. Comparer le thé fort à une drogue est donc inapproprié. Le thé aide à maintenir la vivacité et la clarté d’esprit, mais ne détruit ni votre volonté ni votre santé.

 

Mythe 5 : On peut utiliser l’infusion de thé toute la journée

Thé infusé dans une théière

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Ce qu’on dit

Certains amateurs de thé économes pensent qu’on peut remplir une théière déjà infusée avec de l’eau bouillante encore et encore, et boire ce thé tout au long de la journée. À quoi bon, disent-ils, jeter l’infusion à chaque fois — elle n’a pas encore entièrement donné son goût.

 

En réalité

Réinfuser des feuilles de thé fraîches 1 à 2 fois est tout à fait normal (surtout pour un bon thé en feuilles). Mais conserver une infusion pendant des heures, et plus encore des jours — est une mauvaise idée.

En effet, le thé infusé est un milieu nutritif pour les micro-organismes. À température ambiante, au bout de 6–8 heures, des bactéries peuvent commencer à se multiplier dans une tasse de thé. Vous ne le verrez peut-être pas à l’œil nu, mais le goût d’un vieux thé devient nettement désagréable — une amertume apparaît, ainsi qu’une odeur « évoluée ». Plus l’infusion reste longtemps, plus les produits d’oxydation des substances organiques s’y accumulent.

Par exemple, une pellicule irisée apparaît souvent à la surface d’un vieux thé — ce sont des produits d’oxydation des polyphénols et d’interaction avec les sels de l’eau. Dans l’organisme, de tels composés n’apportent aucun bénéfice, surtout si le thé est resté longtemps à température ambiante.

En Orient, on dit : « un thé resté plus de deux heures se transforme en poison ». C’est bien sûr une hyperbole — il ne devient pas du poison instantanément, mais il y a une part de vérité. Par exemple, la vitamine C et d’autres composés bénéfiques dans le thé infusé se dégradent déjà en 20–30 minutes. Après quelques heures, la teneur en substances de type purines et en certaines huiles essentielles augmente fortement, alors qu’elles étaient liées dans les feuilles fraîches. Les purines (par exemple l’adénine) en grande quantité sont indésirables — elles peuvent influencer le métabolisme et surcharger les reins.

Les bactéries non plus ne dorment pas : il est particulièrement risqué de laisser une théière tiède au soleil ou dans un endroit chaud — les microbes s’y multiplient très rapidement. En buvant un tel thé « qui a traîné », on peut au minimum déranger son estomac.

C’est pourquoi il vaut mieux utiliser l’infusion de thé immédiatement. Infusez — buvez dans l’heure ou les deux heures suivantes, au plus tard d’ici la fin de la journée. Si vous ne terminez pas — ne regrettez pas, jetez le reste et préparez une nouvelle théière. Le thé n’est pas un produit coûteux, économiser quelques centimes n’a pas de sens ici, car le goût et la santé sont en jeu.

Si vous souhaitez vraiment conserver du thé infusé (par exemple, vous avez préparé beaucoup de thé froid pour un pique-nique), en le versant dans une carafe hermétique et en le plaçant au réfrigérateur, vous pouvez prolonger la « vie » de la boisson d’une journée. À froid, les bactéries se multiplient plus lentement. Mais au bout d’un jour, ce thé ne sera de toute façon plus « de première fraîcheur ».

 

Le thé est une boisson étonnante, riche d’histoire et de nombreux bienfaits. Mais il est vrai que de nombreux mythes se sont accumulés autour de lui. Heureusement, la science moderne et l’expérience séculaire des cultures du thé démystifient ces idées reçues.

Le thé, consommé avec modération, n’est pas nocif — ni le cœur, ni les reins, ni le système nerveux ne souffrent de quelques tasses par jour. Au contraire, un thé de qualité apporte clarté d’esprit, améliore l’humeur, fournit des antioxydants à l’organisme et procure tout simplement du plaisir.

Que vous y ajoutiez une cuillère de sucre, une tranche de citron, ou que vous le buviez en grignotant un carré de chocolat — cela ne rendra pas le thé moins bénéfique. L’essentiel est de connaître la mesure et d’écouter votre organisme. En revanche, une infusion d’hier n’apportera sûrement aucun bienfait.

Que le thé vous apporte joie et santé ! Ce n’est pas pour rien qu’on le boit depuis plusieurs millénaires et que l’on continue de trouver dans ce simple rituel une source de chaleur, de vitalité et de plaisir.